Conseil des ministres: Le port pétrolier à Aworet, les rails restent aux mains du Groupe PETROLIN

Au cours de sa dernière séance en date, le Conseil des ministres a pris un certain nombre de mesures dans le cadre du lancement des travaux de construction du port pétrolier, minéral et commercial en eau profonde de Sèmè-Podji. Au nombre de celles-ci, il a instruit les Ministres concernés en vue de signer une convention avec le promoteur Samuel Dossou. Il n’en fallait pas plus pour inspirer des commentaires Cafouilleurs à certains médias qui vont jusqu’à conclure que la décision du gouvernement intervient en compensation du projet Beninrail. Erreur ! Le projet Beninrail reste une propriété indéniable du groupe PETROLIN. L’ordonnance de la cour suprême en date du 29 septembre 2017 en dit long…

 

En effet, l’Etat béninois avait signé depuis 2010, un accord avec le Groupe PIC NETWORK LIMITED pour la construction du nouveau port pétrolier dans le cadre du projet « Epine dorsale de développement intégré de l’économie béninoise ». Selon le relevé du conseil des ministres de ce mercredi 22 novembre 2017, le nouveau port pétrolier, minéral et commercial en eau de Sèmè-Podji répondra plus efficacement aux exigences d’une augmentation globale des besoins en matière de transit de marchandises d’une part, et d’assurer une complémentarité avec le port autonome de Cotonou d’autre part. La mise en œuvre du projet sera financée par la Société PIC NETWORK LIMITED et sa filiale PIC INTERNATIONAL SA. Les modalités pratiques de mise à disposition au promoteur, du domaine de 1006 ha 61 ares et centiares, devant abriter ce nouveau port et les conditions de dédommagement et de réinstallation des personnes physiques et morales installées sur le site sont définies par le gouvernement. C’est alors que le gouvernement a instruit ce mercredi les Ministres concernés en vue de signer une convention avec le promoteur Samuel Dossou.
À bien y voir, cette décision du gouvernement n’a aucune relation avec le contentieux (déjà vidé par la cour suprême) autour du projet Beninrail. En plus d’être une simple expression du principe de la continuité de l’administration, cette décision du gouvernement apparaît comme une deuxième justice rendue au groupe PETROLIN qui s’est déjà trop investi dans la conception et la mise en oeuvre du projet Épine dorsale.

Vitali Boton

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